Dans le silence de la galerie, des anges tombent et s’élèvent. Les toiles d’Oda Jaune, vastes et énigmatiques, convoquent ici des figures d’une étrange familiarité, mi-humaines, mi-divines. Ses anges ne sont ni porteurs de bénédictions célestes, ni gardiens invisibles. Ils sont des créatures ambivalentes, nées de nos fragilités et de nos désirs, imprégnées de lumière mais toujours ancrées dans la chair.
L’artiste compose une liturgie viscérale, la monumentalité de ses œuvres nous contraignant à lever les yeux, à scruter ces êtres hybrides qui s’étendent et se métamorphosent, composant une poésie charnelle comme le plus grand des champs de bataille.
GALERIE TEMPLON
Du 8 mars au 3 mai 2025 30 rue Beaubourg, 75003
M° Rambuteau (11) - Du mar. au
sam. 10h-19h, fermé dim. et lun.
Entrée libre
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
Avant les toiles éclatantes et la reconnaissance internationale, il y eut le papier. Des chutes, des feuilles fragiles, des restes de pastels ramassés presque par hasard. À l’automne 1959, en Californie, Etel Adnan commence à dessiner comme on écrit un poème.
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