Nos images de l'exposition Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely, Pontus Hultén au Grand Palais

GRAND PALAIS
Du 20 juin 2025 au 4 janvier 2026

 

11

Un coup de feu. Un éclat de peinture qui jaillit, frappe la toile, éclabousse l’espace. Un bruit de métal qui grince, une machine qui tourne sur elle-même, danse un instant avant de s’effondrer. L’art de Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely n’a jamais été sage. Il explose, il provoque, il se joue des conventions.

Le Grand Palais leur rend hommage avec une exposition électrique, entre utopie, anarchie et célébration du chaos. Il y avait entre eux plus qu’une alliance artistique : un dialogue permanent, un jeu d’opposition et de fusion. Lui, sculpteur de l’inutile, bâtisseur de machines absurdes, génie du mouvement et de l’autodestruction. Elle, tireuse sur toile, créatrice d’icônes flamboyantes et d’architectures imaginaires. Leur langage artistique, tantôt frontal, tantôt complice, se nourrit d’audace et de provocation. Tinguely déconstruit, fait grincer, multiplie les engrenages qui tournent dans le vide, dénonçant un monde qui s’emballe. Niki répond en rondeurs monumentales, en couleurs éclatantes, en figures féminines libérées qui s’élèvent là où la machine vacille.

 

1

L’exposition capte cette énergie brute et met en scène les mythiques structures de Tinguely, ces assemblages mécaniques aussi fascinants qu’inquiétants, aux antipodes des Nanas triomphantes de Niki. Mais dans cette histoire, un troisième nom s’impose : Pontus Hulten. Sans ce visionnaire, figure clé du Centre Pompidou, pas de Fontaine Stravinsky, pas de Crocodrome de Zig et Puce, pas de Nanas géantes voyageant à travers le monde. Hulten croyait en un art libre, en mouvement, accessible à tous. Cette exposition est aussi la sienne, celle d’une époque où l’art débordait des musées pour réenchanter la ville.

Le saviez-vous ?
Les Tirs de Niki de Saint Phalle ne devaient rien au hasard. Si la performance semblait chaotique, chaque poche de peinture dissimulée sous le plâtre était pensée en amont, orchestrant une explosion de couleurs maîtrisée.

GRAND PALAIS
Du 26 juin 2025 au 4 janvier 2026
Avenue Winston Churchill, 75008 - M° Champs-Élysées-Clémenceau (1/13)
Du mar. au dim. 10h-19h30, ven. jsq. 22h, fermé le lun.
Tarif : 17 € - TR : 14 € - Gratuit -18 ans


Vous aimerez aussi…

DG-2024_2024-3-6
  • Incontournable

Le verre, au-delà de la matière au Musée Ariana

MUSÉE ARIANA
Du 24 avril 2026 au 3 janvier 2027

Au Musée Ariana, 40 ans de recherche sur le verre : Soulages, Othoniel, Pesce et les coulisses inédites d'un laboratoire qui réinvente la matière.

Château d'Auvers Beaux-Arts Mag©DR
  • Incontournable
  • Classique

Van Gogh influenceur au Château d’Auvers-sur-Oise

CHÂTEAU D’AUVERS-SUR-OISE
Du 18 avril 2026 au 3 janvier 2027

Le Château d’Auvers-sur-Oise explore l’influence de Van Gogh, de ses sources artistiques aux artistes modernes et contemporains.

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.