Exposition de Larry Poons, L’indocile abstraction, à la Galerie Almine Rech
GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
Ses premières toiles optiques, construites sur des trames de points mathématiquement disposés, cherchaient à effacer la main de l’artiste. Tout devait vibrer sans que le geste ne paraisse. Puis vint la rupture. À la fin des années 1970, Poons abandonne la rigueur optique pour verser, projeter, éclabousser la peinture. La surface devient champ d’impact. Il y incorpore mousse, cordes, matières imprévues. Dans les années 1990, nouvelle bascule. L’artiste travaille sur d’immenses rouleaux tendus sur les murs de son atelier, s’immergeant littéralement dans la peinture avant d’en extraire des fragments, découpés avec une précision presque chirurgicale. Chaos et contrôle coexistent. Cette exposition parisienne – la première depuis près de quarante ans – dévoile de nouvelles œuvres qui poursuivent cette tension entre structure et déferlement. Ses toiles, aujourd’hui présentes dans les collections du Guggenheim, du LACMA ou de la National Gallery of Art, rappellent qu’une abstraction peut rester indocile, physique, radicalement vivante.
GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026
64 rue de Turenne, 75003
M° Saint-Sébastien - Froissart (8)
Du mar. au sam. 11h-19h
Fermé lun. et dim.
Entrée libre







