Une maison en travaux ? Un chantier abandonné ? C’est tout d’abord ce qui vient à l’esprit quand on arrive à l’exposition No names, but names. On le sent, Debora Bolsoni aime la matière, l’urbanisme et la construction. Un travail évolutif donc, et pour le moins porteur d’optimisme. Son art fait écho à notre quotidien, notre monde, entre maison et ville. Elle fait cohabiter la nature, la figure humaine et le paysage mais aussi le privé et le public. Debora Bolsini secoue tout ça, et nous donne à voir une oeuvre originale et réflexive. Elle va utiliser par exemple des prises électriques et des plaques d’égout reliant ainsi le domestique au public, non pas comme deux domaines opposés ou séparés, mais comme une continuité, ou encore une réflexion entre l’un et l’autre. Vous pourrez expérimenter votre manière de voir. L’oeuvre “Mimesis lesson” est composée de plusieurs fragments d’ardoise, découpés en différentes formes et encadrés de bois. Chaque pièce est créée dans le but de prendre la forme d’un dispositif lié à la vision : fenêtres, miroirs, lentilles… Il en reste que le dessin est toujours présent et précède systématiquement l’oeuvre.
Un beau projet à propos de l’agencement d’objets et de leur capacité à nous renvoyer notre regard ou à conditionner notre manière de voir. Il faut le voir pour y croire !
A house in renovation ? An abandoned construction site ? These are the 1st thoughts we have when we arrive in the exhibition « No names, but names ». We can feel that Debora Bolsoni’s work is based on her love on material, urbanism and construction.
Drawing Lab Jusqu’au 9 septembre 2017 17 rue de Richelieu, 75001 - M° Musée du Louvre (1/7) Du mar. au sam. de 11h à 19h Fermé le lun. Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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