Raymond Depardon, Traverser

Jusqu'au 17 décembre 2017 - 
Fondation Henri-Cartier Bresson //

 

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Traverser : il y a dans ce terme deux notions qui se télescopent. Celle de l’espace d’abord, exploré sans discontinuité. Celle du temps ensuite, qui s’écoule durant le voyage. Raymond Depardon leur a fait une place de choix dans son œuvre de photographe, d’écrivain et de réalisateur. Entre journalisme et autobiographie, les textes ont été le fil conducteur, la route sur laquelle il s’est déplacé pour soulager son mal du présent. Car Raymond Depardon se dit hanté par des mauvaises pensées qu’il n’arrive à chasser que par de nouvelles photographies et par l’écriture, des projets qui le mettent toujours en mouvement. De cet outre-temps - poursuivi par le passé et fuyant vers le futur - naissent les photographies des « temps faibles », ces clichés d’une extrême douceur définis par l’absence d’événement et accompagnés de quelques lignes palliant le manque du hors champ ; « J’essaie d’encadrer le réel devant moi. Il n’a souvent que peu d’intérêt en réalité. Il faut que je rêve ! ». En faisant dialoguer quatre périodes - le retour à La terre natale, Le voyage qui ont fait de Raymond Depardon un expatrié de l’intérieur, La douleur dont il a été témoin dans ses nombreux reportages et L’enfermement - la Fondation Henri-Cartier Bresson nous révèle les contradictions et les doutes qui habitent cet artiste fervent défenseur de la subjectivité.

“The photographer is filled with doubt. Nothing will soothe him”: the words of Raymond Depardon are essential to his work, completing and enlightening it. A standpoint from which the Henri-Cartier Bresson Foundation presents the photographs and texts of this major artist.


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