Après l’annonce récente du président américain Donald Trump de maintenir ouverte la prison de Guantanamo, l’œuvre de Debi Cornwall prend une résonnance sans pareil. Dans cette exposition collective, l’artiste propose des photos nommées d’après son ouvrage Welcome to camp America, qui invitent le visiteur à percevoir un entre-deux existentiel entre la beauté esthétique des photos et la brutalité d’un camp de prisonniers. C’est justement dans ce Suspens que se construit le propos de l’exposition. Introduit par la citation d’Hannah Arendt « Ce qui est perdu, c’est l’intervalle qui aurait dû se former entre cet homme et ses semblables », le commissariat met en avant une sélection d’œuvres poétiques et vibrantes suggérant une interprétation abstraite de cet interstice temporel, indéfini et vaporeux, qu’est le suspens. Un instant au Bal consacré à l’insoutenable intangibilité de l’être.
This exhibition is a poetic, abstract, fragil attempt to translate something of our times. Something indefinable, intangible but that might be recognised as the condition of one person, of several or of all: being in a state of suspension.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.