Hôtel Salomon de Rothschild Du 14 juillet au 21 août 2018
Du 14 juillet au 21 août 2018 - Hôtel Salomon de Rothschild //
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Quand la France et le Japon s’amourachent pour faire découvrir aux Parisiens et Tokyoïtes leur culture respective, les programmations artistiques déferlent. Leur leitmotiv ? Montrer comment la modernité réinvente la tradition. Dans cette optique, l’exposition « Fukami » propose une immersion dans l’esthétique japonaise en balayant 3000 ans de création. Dans ces profondeurs, les œuvres s’équilibrent par une coexistence des opposés : de l’éphémère contre l’éternité à la tradition contre la modernité en passant par la forme contre le chaos, l’art japonais est foncièrement lunatique. Brouillant les pistes et les limites, les artistes s’en amusent mais surtout, s’en inspirent. Parmi les 100 œuvres exposées, la robe-sculpture Roll du couturier Anrealage présentée en diptyque d’une antique céramique Jomon, qui n’est autre que sa source d’inspiration. D’ailleurs, le nom même du jeune créateur est un oxymore : un subtil mélange entre real (réel) et unreal (irréel). Par un large éventail de créations et de médiums, l’exposition montre les possibilités créatives à la scène française, bercée depuis toujours par un art unidirectionnel et permanent. Finalement, la bipolarité ne serait-elle pas le secret de l’harmonie ?
Torn between tradition and modernity, japanese aesthetic finds its harmony in duality. The exhibition illustrates this cultural foundation and its influence on occidental art.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la Fondation Gianadda, 178 estampes de Goya à Kelly révèlent l’art moderne et contemporain, explorant gravure, lithographie, sérigraphie et expérimentation.
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