Deux ans après sa disparition, Le BAL consacre une exposition à ce photographe inclassable. Entre la photographie documentaire et expérimentale, les clichés de Dave Heath attestent avant tout de son omniprésence dans son environnement. Tel un conteur omniscient, il raconte en images les histoires personnelles de ces Américains lambdas qui ne pratiquent jamais le regard-caméra. Cependant, chaque cliché fait d’un monsieur-tout-le-monde le principal protagoniste d’une histoire unique, histoire qui s’invente selon qui la regarde. Espion du réel, Dave Heath apprécie tout particulièrement les regards profonds et tristes.
Son esthétique spleenesque, réhaussée par un noir et blanc d’époque, qu’il a conservé jusqu’à la fin de sa carrière, ajoutent une émotion puissante à ses photos. Que ses sujets posent expressément pour lui ou non, Dave Heath s’attache à capturer leur émotion naturelle, la plus pure possible. Au détour d’un regard, il réussit à figer un instant de volupté ou de détresse. Le titre du livre qu’il aura publié « Dialogue with solitudes » résume très bien le concept caché derrière les clichés : Dave Heath a de fait été l’un des premiers photographes à rapporter ce sentiment de solitude au sein même d’une jungle urbaine en pleine expansion, tel un prophète, il avait déjà tout compris de son temps.
Two years after Dave Heath passed away, Le Bal devotes an exhibition to this unclassifiable photographer.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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