Deux ans après sa disparition, Le BAL consacre une exposition à ce photographe inclassable. Entre la photographie documentaire et expérimentale, les clichés de Dave Heath attestent avant tout de son omniprésence dans son environnement. Tel un conteur omniscient, il raconte en images les histoires personnelles de ces Américains lambdas qui ne pratiquent jamais le regard-caméra. Cependant, chaque cliché fait d’un monsieur-tout-le-monde le principal protagoniste d’une histoire unique, histoire qui s’invente selon qui la regarde. Espion du réel, Dave Heath apprécie tout particulièrement les regards profonds et tristes.
Son esthétique spleenesque, réhaussée par un noir et blanc d’époque, qu’il a conservé jusqu’à la fin de sa carrière, ajoutent une émotion puissante à ses photos. Que ses sujets posent expressément pour lui ou non, Dave Heath s’attache à capturer leur émotion naturelle, la plus pure possible. Au détour d’un regard, il réussit à figer un instant de volupté ou de détresse. Le titre du livre qu’il aura publié « Dialogue with solitudes » résume très bien le concept caché derrière les clichés : Dave Heath a de fait été l’un des premiers photographes à rapporter ce sentiment de solitude au sein même d’une jungle urbaine en pleine expansion, tel un prophète, il avait déjà tout compris de son temps.
Two years after Dave Heath passed away, Le Bal devotes an exhibition to this unclassifiable photographer.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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