Musée de l'Hospice Saint-Roch Du 6 octobre au 30 décembre 2018
Du 6 octobre au 30 décembre 2018 - Musée de l'Hospice Saint-Roch //
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En sa définition pure, la lithographie est un procédé de reproduction qui consiste à imprimer sur papier à l’aide d’une presse, un dessin tracé à l’encre sur une pierre calcaire. Cette invention allemande aurait pu rester un outil technique, mais c’était sans compter sur des artistes qui ont transcendé cette définition formelle, tels que Jean Pons (1913-2005). Dans la seconde moitié du XXe siècle, son atelier parisien attire tous les artistes majeurs de l’époque, de Bram van Velde à Nicolas de Staël en passant par Hartung et Soulages. La raison de son succès ? Une sensibilité propre au lithographe, véritable « interprète » des œuvres de son temps. Dans cette exposition qui se veut rétrospective, c’est le peintre qui est exploré : l’artiste a créé sans relâche, de 1940 aux années 2000, en plus de son activité de lithographe. Évoluant dans l’Abstraction au sein de la Nouvelle École de Paris, il se plaît à peindre à l’éponge ou au pistolet une iconographie bien à lui, sa « Mitraillomachie », aux couleurs étonnantes… Une pratique complémentaire à l’impression, mais aussi, une évasion plus personnelle.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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