Centre des Arts d’Enghien-les-Bains Du 21 septembre au 30 décembre 2018
Du 21 septembre au 30 décembre 2018 - Centre des Arts d'Enghien-les-Bains //
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Sur la terre comme au ciel //
En association avec le Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain, le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains nous invite à une plongée dans les abîmes. Rappelons à cette occasion sa définition de « précipice d’une profondeur insondable », au sens figuré, ou « séjour des démons, symbolisé par une tête d’homme féroce, sortant du sommet d’un cône figurant le monde » dans l’iconographie chrétienne. Le mot peut faire peur. Dans ce lieu dépourvu de lumière naturelle, le visiteur est prévenu : ici « l’être humain doit faire face à ses propres inquiétudes ». Basée sur le travail photographique de Gast Bouschet et de Nadine Hilbert, l’exposition prend la forme d’une vidéo, pour ne pas ménager notre angoisse. Le prologue en réalité virtuelle « Near Dante Experience » de Laura Mannelli, artiste et architecte, est d’ailleurs explicite : des humains sans identification personnelle errent dans le noir, guidés par des points de lumière. Physique ou symbolique, elle révèle en tout cas la coexistence entre ciel et terre, paradis et enfers. En bref, les oppositions et les hiérarchies de pouvoir qui régissent notre monde, qu’il soit spirituel ou réel. Fascinant. Que l’on vous prévienne tout de même, dans cette exploration des profondeurs, les évangiles ne vous seront pas utiles.
Explore the depths of the Centre d’art d’Enghien-les-Bains and experience a “Near Dante Experience” with this spooky exhibit !
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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