Ses sculptures monumentales et ses installations vous mèneront jusqu’au paradis. Après son exposition retentissante « La Passerelle enchantée » sur le Pont des Arts en 2016, Daniel Hourdé a répondu présent à l’APHP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris) et des Hôpitaux universitaires Pitié Salpêtrière Charles Foix, pour investir la Chapelle de la Salpêtrière.
Ce lieu historique a précédemment accueilli des artistes de renom, tels que Gérard Garouste, Anish Kapoor, Anselm Kiefer, Nan Goldin ou encore Ernest Pignon Ernest. « C’est pour moi une expérience passionnante et un challenge d’exposer dans un lieu d’une telle dimension architecturale persuadé des liens persistants entre le sacré et l’art de notre temps. » confie l’artiste.
L’œuvre de Daniel Hourdé dialogue avec l’architecture de la chapelle. Ses sculptures envahissent le magnifique édifice et influent sur notre déambulation, attirant le regard d’un point à un autre, le regard toujours tourné vers le ciel. Il faut alors prendre le temps de voir, de ressentir l’atmosphère si particulière que les sculptures instaurent au sein de cette confrontation avec l’espace. Au centre on découvre une installation de plus de 18 mètres de haut, aux couleurs éclatantes : plus de 1400 dessins anatomiques au fusain, imprimés sur des feuilles de métal attirées par la lumière et s’élevant vers la coupole. Quatre autres grandes sculptures monumentales et deux installations occupent les nefs. Parmi elles, une mystérieuse barque de bronze échouée au bord du royaume d’Hadès dont les naufragés semblent avoir fui vers le Paradis. Mais on ne vous dit en dit pas plus, car c’est à vous de découvrir les mystères de ses œuvres et d’en faire l’expérience de la vue par le corps, chacune d’elle est habitée et façonnée par les mains de l’artiste et leur aura résonne dans la chapelle.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
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