Laurel Holloman

Galerie Joseph
Du 5 au 14 juillet 2019

Laurel Holloman, on connait l’actrice américaine mais on connait peut-être moins l’artiste peintre… Et pourtant, ces œuvres ont fait le tour du monde, de Milan à Venise, de Paris à Los Angeles, d’Amsterdam à  Londres ou Berlin. Et ici, dans cette nouvelle exposition de la galerie Joseph, on comprend bien pourquoi. Des œuvres spirituelles et méditatives dont beaucoup d’inédites. Coup de cœur assuré pour ses toiles d’une poésie irrésistible, ces formes tourbillonnantes traversées à vif d’un geste de pinceau. Votre vision se trouble, à moins que ce ne soient les couleurs sur la toile qui s’entremêlent jusqu’à confondre les volumes et flouter les contours… Un sentiment étrange nous envahit, rassurant comme une madeleine de Proust, émouvant comme une réminiscence, la toile devenant le support d’une imagerie de la mémoire... Un flou artistique intense et profond imprègne l’image, créant des peintures dans ses peintures. Approchez-vous et observez les couches de peinture superposées, certaines disparates, jouant sur les reliefs, les masses et autres transparences, et conférant ainsi une troisième dimension à la toile. Ici tout n’est que mouvement et harmonie. Ses toiles ne sont figuratives ni abstraites, elles pianotent sur la frontière entre réel et imaginaire, elles nous parlent de la Nature, de notre environnement fragile et merveilleux, le Ciel, l’Eau, le Feu, la Terre, un Vol d’oiseau, des herbes vertes ondulantes, ou un lit d’étoiles… Jamais littéral, toujours suggéré, évoqué, ressenti. Pigments métalliques, blancs de nacres, roses pastels, bleus d’azur et d’océan, sa palette est d’une profondeur infinie. Notre conseil : approchez-vous et découvrez les titres des œuvres qui sont une vraie complémentaire à votre expérience artistique.

Attention néanmoins, cette exposition exceptionnelle, et, gratuite, ne dure que jusqu’au 14 juillet.

Nos vues de l'exposition :

 

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Memory and Movement

Des formes tourbillonnantes traversent chaque toile d’un coup de pinceau vif, mémoire d’une sensation d’images et d’émotion dans la peinture. Pour en percevoir le sens, il faut parfois se rapprocher, voire plonger dans un flou artistique qui imprègne l’image. Laurel Holloman réalise des peintures dans des peintures : les couches se superposent et laissent réapparaître à certains endroits la partie inférieure, nous délivrant ainsi ses secrets. La mémoire technique du pinceau se juxtapose alors à la mémoire consciente et inconsciente de l’artiste, révélant ainsi une émotion enfouie dans la matière. Et des souvenirs, cette artiste californienne en détient beaucoup, mais ceux qu’elle garde toujours en tête se trouvent dans la nature : sa couleur et ses vibrations sont une source d’inspiration intarissable. « Je sens que mes peintures ont un langage secret né de la science et de mon obsession du pourquoi et du comment nous sommes ici. Je peins dans l’abstraction avec des notes subtiles de l’imagerie des éléments : le Ciel, l’Eau, le Feu, la Terre, le vol d’un oiseau, des cellules en reproduction ou le lit céleste des étoiles. Je suis obsédée par les pigments métalliques et par les effets de texture et je joue avec des touches de pinceaux pour donner à mes peintures une troisième dimension et explorer l’émotion » confie-t-elle. Ce style fouettant d’éclats de couleurs est inspiré de son œuvre Swell, une large composition dans les tons bleu océan qu’elle exposait en 2013 durant la Biennale de Venise, qui a largement inspiré cette exposition où elle présente pour la première fois sa nouvelle série d’œuvres. Un monde de spiritualité et de méditation s’ouvre à nous, avec ces couleurs extrêmes, une image parfois floue, des reflets profonds, des couleurs turquoise, un rouge ardent, des herbes vertes ondulantes dans un paysage vallonné… Un ailleurs où la nature infinie devient mémoire des émotions.

New works from Laurel Holloman as well as paintings from her series Color Forest, which premiered during the 2018 Milan Design Week.

 

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