Galerie les Filles du Calvaire Du 6 septembre au 19 octobre 2019
Le photographe américain Todd Hido partage ses plus beaux clichés de voyage en voiture
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« Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie. » disait Baudelaire. Todd Hido a sillonné l’Amérique en voiture pour en saisir le mystère et la lumière nostalgique à travers ses clichés. Ces maisons vues de nuit incarnent l’errance tout comme la beauté tragique de nos paysages en mutation. À la suite de cette expérience photographique, l’artiste a sillonné l’Europe du Nord en accentuant l’aspect déshumanisé du paysage dans ses images, en faisant disparaître l’humanité dans l’obscurité, condamnée par ses propres erreurs. N’y verrait-on pas là, le déni des Hommes face au changement climatique ? Enfermée dans la lumière sombre de l’ignorance, leur présence est uniquement implicite : de dos, à la lueur d’une maison, mais jamais d’ombres chinoises ou de reflets. Cette absence renforce la charge mystérieuse de l’œuvre et l’image d’un monde austère et vide, aux paysages tourmentés par ses routes qui n’en finissent jamais.
Have a nice journey through the americain road trip photos taken by the artist Todd Hido!
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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