Maif Social Club Du 4 octobre 2019 au 9 janvier 2020
Du hashtag à la rue
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Dans une société frénétiquement tournée vers l’information, comment questionner notre sens critique ? Plus encore, suffit-il de « liker » pour témoigner de notre engagement au service d’une cause ? Réponse en sept hashtags originaux, et autant d’œuvres d’art, de cas médiatiques et de réflexions philosophiques éclairantes. Tout commence par les #Idéaux, ces utopies sans failles qui essaiment à l’heure de la révolution numérique. Se pose ensuite la question de la #Fiabilité, nous renvoyant à notre difficile devoir d’esprit critique, dans une société régie par les fake-news des vrais médias. Qu’en est-il aussi de la #Pérennité des causes que nous défendons ? L’exposition entend bien créer un laboratoire d'idées où l’on vient effriter ses certitudes, et celle des anonymes discrets, des collectifs véhéments, des hackers ou autres internautes du dimanche dont on ignore tout d’eux, mais qui incarnent l’énergie vitale du changement. Entre poésie interactive et alchimie du buzz, comment éviter d’être manipulé ? L'exposition se termine dans le passage de la #Responsabilité sur un adage moderne : il n’est pas de clic sans conséquence. Une véritable invitation à repenser collectivement notre « citoyenitude ».
From the hashtag to the street, the new exhibition of the Maif Social Club questions the commitment to the time of social networks.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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