Alexandre & Florentine Lamarche-Ovize rendent hommage au géographe
Quand l’art rencontre la géographie, cela donne une époustouflante biographie d’Élisée Reclus. Le pari d’Alexandre et Florentine Lamarche-Ovize, tous deux à l’origine de cette exposition, ne pouvait qu’être réussi à la lumière des travaux et expériences de ce géographe. Imaginez à la fin du XIXe siècle un homme épris de voyages et de liberté, curieux inassouvi de découvrir le monde. Vous ne voyez pas suffisamment ? C’est tout l’enjeu de cette installation : donner à voir la vision et l’état d’esprit d’un voyageur profondément altruiste.
Le duo Lamarche-Ovize a pris le soin de dessiner toutes les découvertes de Reclus : paysages, fleurs, ciel, montagnes ou encore ruisseaux pour nous en laisser un rendu foisonnant de couleurs et de vie. Si les œuvres illustrent avant tout un vécu, elles nous invitent à la rêverie et nous incitent fortement à prendre la route. Prenez par exemple la toile Elisée, une géographie (Pyrénées). Ne vous prend-il pas l’envie, malgré l’hiver, de plonger dans cette cascade si vivante et rafraîchissante ? On pense forcément au célèbre vers de Baudelaire, qui vous donnera d’autant plus envie de découvrir ce monde merveilleusement réel : Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
Elisée, une biographie, aims to reconstitute a concentrated landscape where you will be surrounded, everywhere by flowers, sky, mountains, streams, trees. Wonderful !
DRAWING LAB Jusqu’au 9 janvier 2020 17 rue de Richelieu, 75001 M° Palais-Royal (1/7)- Tlj 11h-19h Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
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