Le bijou dessiné, l'exposition de l’École des Arts Joailliers
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Le temps d’une exposition, suivez les pas d’un artisan joaillier qui, armé d’un crayon bien affûté et d’un talent naturel pour le dessin, croque sur le papier ses créations de demain. À partir d’une collection d’arts graphiques exceptionnelle, rassemblée par plusieurs générations d’une même famille de collectionneurs et entrée dans le fonds d’archives de la Maison Van Cleef & Arpels en 2019, l’École des arts joailliers présente une partie des 10 000 documents issus d’ateliers d’artistes et de joailliers français et américains, réalisés du milieu du XVIIIe siècle aux années 60. Si le reste de la collection est en cours de classement et de restauration par l’institution parisienne, cette petite sélection, composée de carnets de joaillerie, dessins, photographies et livres de fabrication, dévoile toute la richesse d’un art d’orfèvre maîtrisé seulement par une poignée d’experts à travers le monde. Couronnes et diadèmes, colliers de perles et rivières de diamants… Ces joyaux dessinés inestimables soulignent autant la noblesse des pierres précieuses – matériaux imaginés pour la confection de ces trésors – que la beauté d’un geste parfait.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Avant les toiles éclatantes et la reconnaissance internationale, il y eut le papier. Des chutes, des feuilles fragiles, des restes de pastels ramassés presque par hasard. À l’automne 1959, en Californie, Etel Adnan commence à dessiner comme on écrit un poème.
Ce n’est pas une exposition sur Gaza. C’est une exposition depuis Gaza. Depuis ce qui reste. Depuis ce qui résiste. Depuis ce qui ne cède pas. Six artistes palestiniens de trois générations occupent l’espace de la Galerie du Jour agnès b., avec des œuvres qui persistent.
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