L'univers saisissant de Paul Kichilov exposé au Collège des Bernardins dans Sous l’œil du dragon
Collège des Bernardins Du 26 janvier au 8 février 2022
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Après une première partie fin 2021, qui interrogeait le temps et la notion d’écologie dans l’art, le Festival des Bernardins revient pour un deuxième opus, cette fois-ci intitulé « Lux in Tenebris », la lumière dans les ténèbres. À cette occasion, nous allons plonger dans l’univers troublant de l’artiste d’origine russe Paul Kichilov, spécialisé dans la gravure, qu’il définit comme la discipline-reine des arts graphiques, pouvant être comparée au mythe de la caverne de Platon. Dans la lignée du Collège des Bernardins, le plasticien intègre à ses travaux une dimension et une réflexion religieuse indéniable, que ce soit dans les sujets représentés ou dans les techniques employées. Ainsi, nombre de ses gravures confrontent les notions de bien et de mal, comme l’œuvre Sous l’œil du dragon, représentant un ange se battant avec l’une de ces créatures monstrueuses. La scène évoque naturellement Saint Michel terrassant le dragon, témoignant ainsi de l’influence biblique très forte chez Kichilov. Dans ce tableau, de même que dans le reste de son œuvre, l’opposition entre le bon et le mauvais est mise en avant par des jeux d’ombres et de lumières impressionnants. Des gravures saisissantes, mêlant esthétique, spiritualité et réflexion, que vous prendrez plaisir à contempler dans un silence religieux.
Du lundi au samedi de 10:00 à 18:00 du 26 janvier au 8 février 2022
Tarifs
Billets expositions temporaires
Gratuit
Entrée libre
Accès
Métro
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.