Exposition Henri Landier à L'Atelier d'Art Lepic : 70 ans de création

Atelier d'art Lepic
Du 12 mai au 26 juin 2022

Il y a des artistes qui nous touchent, et il y a des expositions qui nous marquent. C’est le cas de cette exposition haute en couleur et en émotion, signée Henri Landier, ici dans son fief de Montmartre, l’un des derniers ateliers d’artistes authentiques de la butte. Alors comment faire pour raconter 70 ans de création, une vie entière à peindre, dessiner, graver, une vie consacrée à l’art et qui compte déjà un corpus impressionnant de plus de 5000 peintures et 2000 gravures ? L’Atelier d’art Lepic nous propose une immersion saisissante au cœur de la biographie visuelle et picturale d’un artiste exceptionnel, dévoilant en une centaine de chefs-d’œuvre les plus célèbres créations qui font sa renommée en France et à l’étranger. Nous voici plongés dans ses œuvres de jeunesse, comme ici avec cette peinture nocturne où le jeune Henri à peine âgé de 19 ans fait ses adieux à la Ville Lumière avant de s’embarquer pour Rouen. Une peinture symbolique, chef d’œuvre de sa période verte. Tout est déjà là, le sens de la composition, la parfaite maitrise technique des glacis, l’envie de raconter des histoires en peinture. Tout ou presque. Car la lumière va s’inviter dans ses toiles, les années passent et le style inimitable du peintre s’affirme. Couleurs vibrantes, tons francs, contours marqués, compositions épurées, expressions chaleureuses, tout semble s’animer sur ses peintures. Nous découvrons avec délice une série de portraits lumineux de ses plus proches amis, personnalités emblématiques de la butte Montmartre, ou autoportraits infusés par la douceur de vivre comme ici, au sommet de son art, nimbé d’une aura solaire, d’un jaune de Naples chaleureux ; avant de prendre le large à bord de ses envoûtantes marines comme ici avec cette vague blanche hypnotique, une peinture récente de 2019, mêlant la puissance indomptable d’une tempête de mer à la douceur opaline de l’écume sous un ciel apaisé. Un passage de l’ombre à la lumière en somme, qui résume magnifiquement l’énergie créatrice de cet artiste exceptionnel, voir dans notre monde ce qu’il a de plus beau, célébrer en couleur cet hymne à la vie et l’immortaliser dans des œuvres éternelles.

 

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Une vie de peintre. Le nom de la prochaine exposition de L'Atelier d’Art Lepic pourrait sortir tout droit d’une œuvre de Maupassant. Il faut dire qu’Henri Landier réunit tous les ingrédients pour voir sa vie couchée sur le papier. En 1952, âgé alors de 17 ans, le jeune homme quitte le cocon familial pour les hauteurs de Montmartre avec une seule idée en tête : devenir artiste. Soixante-dix ans plus tard, le peintre affiche un parcours hors du commun. Depuis les années 50, cette figure emblématique du Paris bohème de la seconde moitié du XXe siècle a déjà fait l’objet de plus de 200 expositions à travers le monde et produit encore aujourd’hui une œuvre titanesque, composée de plus de 5000 peintures, 2000 gravures et d’innombrables croquis. La galerie parisienne signe ici une rétrospective majeure, riche d’une centaine de chefs-d’œuvre, illustrant la créativité inépuisable d’un artiste peintre infatigable. Une biographie visuelle et picturale, racontant en images la vie d’un artiste exceptionnel. Souhaitant montrer l’évolution technique et stylistique d’Henri Landier à travers le temps, l’exposition traverse ainsi l’œuvre du peintre, abordant les thèmes majeurs de sa production, dévoilant ses plus célèbres créations qui font sa renommée en France et à l’étranger. Nous voici plongés dans ses œuvres de jeunesse, des paysages urbains énigmatiques qui témoignent des errances nocturnes de Landier lors de son arrivée à Paris; puis nous découvrons une série de portraits lumineux de ses plus proches amis, personnalités emblématiques de la butte Montmartre, avant de prendre le large à bord de ses envoûtantes marines. Au fil des années, le travail de l’artiste gagne en couleur et en éclat. Les tonalités sombres de ses débuts s’éclipsent au profit de larges aplats colorés et d’une composition épurée. Un passage de l’ombre à la lumière, qui résume sans doute à lui seul la philosophie de vie d’Henri Landier dont les 70 dernières années furent consacrées à son seul véritable amour : la peinture.

Focus sur La plaine de Ménerbes, 1970

 

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À la fin des années 60, Henri Landier découvre la Provence avec son épouse, Romaine. Séduit par cette lumière nouvelle, le couple décide de s’y rendre chaque année. À l’instar de nombreux peintres avant lui, l’artiste immortalise là-bas les paysages ensoleillés près de Roussillon, Gordes, Ménerbes, dans de larges aplats fauves. En 1970, le peintre réalise cette lumineuse lithographie, preuve de l’incroyable richesse chromatique de sa palette.

 

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