Le rideau est un objet fascinant quand on y pense ! Un morceau de tissu et vous transformez un espace ouvert, public, en un lieu privé, secret, abrité des regards. C’est cette dualité que le peintre et affichiste allemand Konrad Klapheck étudie dans cette exposition. Il représente aussi bien des artistes, musiciens ou contorsionnistes, en pleine représentation, que des couples qui, rideaux fermés, profitent de leur intimité. Mais tout n’est pas si simple ! Les tableaux de Klapheck présentent une forme d’étrangeté. Le jeu de regards de ses personnages laisse à penser que le lieu réel de la représentation n’est pas forcément celui que l’on croit et il interroge la position même du peintre par rapport à son œuvre. Cette confusion qu’apporte le rideau, ouvert ou fermé, résonne parfaitement avec le brouillage qui existe aujourd’hui entre nos vies, publiques et privées. L’artiste brouille les pistes, il joue avec le spectateur grâce à son style extrêmement rigoureux, familier, teinté pourtant d’une inquiétante étrangeté. A vous de lever le voile sur l’œuvre de ce grand artiste qui, depuis les années 50, ne cesse de nous étonner et nous donner le sourire.
For this exhibition, Konrad Klapheck studies focuses on curtain, a fascinating object that aim at separate public and private life. Beyond this duality, the artist shows how the frontiers between intimicy and publicity are blured with a rigorous and curious style.
Galerie Lelong Du 6 avril au 13 mai 2017 13 rue de Téhéran, 75008 – M° Miromesnil (9/13) Du mar. au ven. de 10h30 à 18h et le sam. de 14h à 18h30 Fermé le dim. et le lun. Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
Hôtel de Ville de Paris Du 21 février au 30 mai 2026
Paris célèbre la mémoire du photographe brésilien Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier. Du 21 février au 30 mai 2026, une exposition hommage exceptionnelle prend place dans la salle Saint-Jean
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