Du 8 septembre au 22 octobre 2017 - Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois //
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Les femmes de Niki de Saint Phalle
L’œuvre de Niki de Saint Phalle est souvent étudiée en périodes, notamment entre un avant et un après l’irruption de ses Nanas. C’est oublier sa continuité, avec pour thème principal la représentation du corps de la femme. Des femmes. Car, chez cette artiste novatrice et féministe, la femme est plurielle et les portraits se doivent de refléter cette diversité. Grandes et musclées, empâtées et poilues, vieilles et fragiles, mégères immondes, mariées sylphides, géantes légères dansantes et tourbillonnantes, matrones blanches et noires… Tous les types sont représentés.
L’autre constante de son art est le traitement anti-conventionnel de ses sujets : contre « l’art des salons », Niki peint et sculpte des morphologies hors-normes, frustes et bancales, difformes et obscènes. Une manière de s’insurger contre les représentations conventionnelles dans lesquelles la société engonce les femmes.
Des années 1960 aux années 1970, et des plus célèbres Nanas aux singulières sculptures-reliefs, un souffle de rébellion féminine et de libération joyeuse souffle sur la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois.
Known for her iconic Nanas (large-scale and light-hearted sculptures of female figures), Niki de Saint Phalle consistently committed to portray women in a rebellious way as twenty of her pieces exhibited.
Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois Du 8 septembre au 22 octobre 2017 33 et 36 rue de Seine, 75006 M° Mabillon (10) Au 33 rue de Seine du mar. au sam. de 10h30 à 13h et de 14h à 19h30 - Fermé le dim. et lun. Au 36 rue de Seine du lun. au sam. de 10h30 à 13h et de 14h à 19h30 - Fermé le dim. Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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