La génération perdue

Hôtel de Ville
Du 7 novembre 2017 au 15 janvier 2018

Du 7 novembre 2017 au 15 janvier 2018 -
Hôtel de Ville //

 

5

Des Américains à Paris, 1917-1939 

Cette Génération perdue, c’est un groupe d’artistes, d’écrivains désabusés, déshumanisés par la violence d’une guerre mondiale qui vient seulement d’être enterrée. Ce sont des citoyens américains qui ne se reconnaissent pas dans l’« American Dream », et les années 20 « rugissantes » des Etats-Unis. Ces dix années synonymes de légèreté, de jeux et d’alcool à outrance – malgré la prohibition qui les plonge dans l’illégalité - peu avant la catastrophe du krach boursier de 1929. En tête de ce mouvement artistique trônent Hemingway et Fitzgerald, les figures charismatiques de la Génération perdue, qui dissèquent la société américaine dans leurs récits, en criant au déclin, à la désillusion aux amours impossibles, en dénonçant un Etat providence utopique. Fitzgerald nous transporte dans les fêtes grandioses de Gatsby, moquant la frivolité de la bourgeoisie new-yorkaise, son insouciance presque insultante, qui semble alors imperméable aux conflits extérieurs. S’opposent alors dans l’ouvrage la noirceur d’un monde violent, égoïste, et l’espoir d’un homme encore innocent. Ensemble, ces artistes « maudits » méprisent les Etats-Unis, et s’en vont vers la France et ses années folles, organisant des salons, des réunions d’artistes, développant cette génération en un réseau extraordinaire d’artistes : E. E. Cummings, Gertrude Stein, T. S. Eliot, Aldous Huxley… Et enfin, après plus de 25 ans de silence en France, les voix de ces artistes font résonner leurs mots à nouveau, au cœur de l’exposition.

The Lost Generation were artists who were scarred by the 1st World War. They wrote about the death of the American Dream, decay and hopeless love in the heart of the roaring twenties. Come learn more about Fitzgerald, Hemingway, Stein and many more.

 Le saviez-vous ?

Le nom de « Génération perdue » a été inventé par Gertrude Stein. Il est par la suite devenu populaire grâce à Ernest Hemingway, qui le cite dans son livre « Le soleil se lève aussi », écrivant que Stein, son amie et son mentor, est bien la créatrice du terme.


Vous aimerez aussi…

VANDONGEN_Bouquet_cadre
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Kees Van Dongen, Solo Show, à la Galerie Hélène Bailly

GALERIE HÉLÈNE BAILLY
Du 24 mars au 31 mai 2026

Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.

GUITARE PIED, JACQUES AVERNA, ADAGP Paris 2026
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition une assemblée des gestes (épisode 1) de Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage aux Magasins Généraux

MAGASINS GÉNÉRAUX
Du 3 avril au 24 mai 2026

Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.

Larry Poons, Untitled (025C-5), 2025 © Larry Poons, Courtesy of the Artist and Almine Rech, Photo - Dan Bradica
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Larry Poons, L’indocile abstraction, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».