Du 9 décembre 2017 au 4 mars 2018 -
Cent Quatre //
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Les hasards organisés
« Avant le hasard dans l’art, c’était l’erreur. Mais depuis Marcel Duchamp et la mécanique quantique, il existe un hasard intentionnel, un outil qui demande à être organisé par le geste artistique » affirme Gilles Alvarez, directeur de l’exposition Les Faits du hasard. C’est ce hasard intentionnel qui est mis à l’honneur à l’occasion de Némo, la Biennale internationale des arts numériques. La place de la machine dans son rapport à l’homme et dans son rapport à l’art est questionnée à travers des mises en scène interactives. On est bluffés par les mille possibles qu’ouvre cette alliance entre art, imagination et nouvelles technologies - il en émane une étrange poésie. On se laisse toucher par le cadavre exquis de Quentin Euverte, intitulé Buzz Aldrin Syndrom, qui brasse datas numériques, matières analogiques, processus chimiques et projection d’un livre-cinéma. Cette exposition veut élargir le champ de l’esthétique artistique, en y incluant le numérique et en prouvant que l’intervention de ce dernier ne donne pas toujours naissance à une œuvre reproductible. En effet, il y a une place pour le hasard créatif même dans les réalisations numériques et les accidents artistiques intentionnels donnent vie à des réalisations qui valent le déplacement !
What is the place for chance in digital art ? This is the question asked by the CentQuatre, for Nemo, the International Biennale of Digital Arts.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
Cette semaine, Paris est traversée par le surréalisme. Il grimpe les hauteurs de Montmartre, slalome jusqu'à la rue Vaneau pour finalement se perdre dans les allées du jardin du Luxembourg.
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