Galerie Brugier Rigail Du 21 novembre au 23 décembre 2017
Du 17 novembre au 23 décembre 2017 - Galerie Brugier Rigail //
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Désordre urbain en galerie
Nasty est un “artiste urbain”, un graffeur qui s’exprime sur le moindre morceau de mur, de béton ou de tôle qu’il croise. Paris est son terrain de jeu, du métro aux toits des immeubles. Quand il a commencé à exposer en galerie, il a emporté un morceau de rue avec lui en bombant les plaques de la RATP et en les utilisant comme des toiles. Il présente cette fois à la Galerie Brugier-Rigail un travail basé sur l’intégration du chaos à l’œuvre d’art. Pour ce faire, il a récupéré des céramiques brisées lors d’un transport et les a rassemblées jusqu’à ce que du chaos naisse quelque chose de nouveau, quelque chose de fondamentalement libre. Dans le monde qui nous entoure la règle, l’ordre, l’organisation sont les mots d’ordre qui régissent le fonctionnement des êtres et des choses. Nasty prend le contre-pied de cette attitude et nous incite à valoriser l'importance du désordre dans la vie comme dans l’art, seule manière selon lui de permettre une liberté visuelle. L’art urbain est profondément lié à l’idée de désobéissance et de résistance à l’ordre. L’artiste est profondément imprégné de ces valeurs, attaché aux origines du graffiti, soucieux de faire comprendre le langage du street-art au grand public et de le laver d’une partie des préjugés qui lui sont souvent associés.
Nasty is an urban artist who exhibits in the Galerie Brugier-Rigail his work on broken ceramic pieces, but also his tags on subway signs.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Cette semaine, Paris est traversée par le surréalisme. Il grimpe les hauteurs de Montmartre, slalome jusqu'à la rue Vaneau pour finalement se perdre dans les allées du jardin du Luxembourg.
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
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