Artistes & Robots - La relève artistique ?

Grand Palais
Du 5 avril au 9 juillet 2018

Du 5 avril au 9 juillet 2018 -
Grand Palais //

 

11

Au Grand Palais, les robots se prennent pour des artistes. Mais les robots sont-ils capables de créer ? À une époque où le débat sur l’intelligence artificielle est de plus en présent dans la société, il fallait bien que les robots touchent aussi au monde de l’art. L’exposition propose ainsi un retour en images à travers le temps, des années 50 jusqu’à aujourd’hui. La question n’est donc pas nouvelle – en 1959, Jean Tinguely inventait une sculpture cinétique qui réalisait elle-même des gribouillages au feutre – mais reste toujours aussi pointue. Car si l’intelligence artificielle est capable de créer, peut-on pour autant parler d’œuvre d’art ? Peut-on vraiment mettre les robots au même niveau que les artistes ?

Cela semble être le cas pour Paul le robot (alias Human Study de Patrick Tresset) qui s’inspire des vanités du XVIIe siècle pour les dessiner au stylo, inlassablement – elles sont d’ailleurs à vendre dans la boutique du musée. Plus esthétiques, les Astana Columns de Michael Hansmeyer créées à partir d’un algorithme et d’une imprimante 3D prennent la forme de colonnes aztèques très élaborées, que l’Homme n’aurait pas pu concevoir. Plus poétiques enfin, Extra-natural de Miguel Chevalier, des fleurs numériques qui ne cessent de pousser et de changer de forme au cours de l’exposition grâce à des capteurs de présence : il suffit de s’en approcher pour créer une forêt magique et luxuriante. Une trentaine d’œuvres témoignent ainsi de notre présent technologique bouillonnant. Les amoureux du vintage auront intérêt à prendre ces œuvres plutôt comme des divertissements, pour ne pas virer parano. Car si les robots sont capables de remplacer les artistes, nous avons tous du souci à nous faire…

The Grand Palais presents some pieces of art, realized by… robots. A funny but impressive exhibition which makes us think about our human and artistic condition.

 

>> Lire notre dossier sur les robots dans l'art


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

VANDONGEN_Bouquet_cadre
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Kees Van Dongen, Solo Show, à la Galerie Hélène Bailly

GALERIE HÉLÈNE BAILLY
Du 24 mars au 31 mai 2026

Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.

GUITARE PIED, JACQUES AVERNA, ADAGP Paris 2026
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition une assemblée des gestes (épisode 1) de Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage aux Magasins Généraux

MAGASINS GÉNÉRAUX
Du 3 avril au 24 mai 2026

Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».