C’est une véritable passion pour l’art que révèlent les photographies de Zbigniew Dłubak. Une passion qui refuse de s’éteindre ou s’effacer. Elle résiste et persévère, même lorsque l’artiste est emprisonné dans les camps de la mort, à Mauthausen. Véritable autodidacte, le photographe et peintre aime théoriser sur l’art et le visuel. Il recherche et expérimente tout au long de sa vie, à travers plusieurs séries extrêmement modernes, sublimant le mouvement ou la lumière, jouant avec les frontières de la beauté. En réalisant une série de plusieurs clichés appelée « Iconosphère », il révolutionne la photographie polonaise, bouleversant les bases de l’artistique et de l’esthétique. À travers l’exposition, l’on découvre un travail de longue haleine, où les œuvres se font presque tableaux, révélant une étude poussée des corps et des bâtiments, sublimant les plus infimes détails des figures et des courbes qu’il choisit d’immortaliser. Un bel hommage à l’un des plus grands artistes polonais d’après-guerre.
Le saviez-vous ?
Bien peu de choses semblent pouvoir arrêter Zbigniew Dłubak. Et même son emprisonnement dans un camp de concentration n’a pas arrêté sa création artistique. Moyennant affaire avec l’un des gardes du camp, il a en effet organisé plusieurs expositions illégales à l’intérieur de Mauthausen !
Discover the impressive work of Polish photographer Zbigniew Dłubak. Thought to be one of the greatest post-war Polish artists, he realized several series shattering the basis of artistic photography.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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