Cité de l'Architecture et du Patrimoine Du 16 mai au 17 septembre 2018
Du 16 mai au 17 septembre 2018 -
Cité de l'architecture et du patrimoine //
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Les architectes aussi ont voulu leur Mai 68 ! Les cours que les étudiants recevaient à l’École des Beaux-Arts, héritiers de l'enseignement de l'architecture dispensé sous l'ancien régime par l'Académie, ne leur convenaient décidément plus. À bas les leçons sur l’architecture italienne ou classique, adieu les ateliers traditionnels de dessin et d’observation ! Davantage de voyages et de partages disciplinaires ! Pourquoi ne réfléchit-on pas plus à l’aide des sciences humaines ? Pourquoi n’y a-t-il aucune réflexion sur le bien-être dans les logements ? Portées par des étudiants engagés tant sur le plan politique qu’intellectuel, ces revendications ont trouvé de réels échos. À travers quelque 360 documents originaux parmi lesquels des dessins, plans, photographies, maquettes et publications, l’exposition invite à découvrir comment l’enseignement, la profession et l’architecture elle-même ont été chamboulés. Des films de l’époque dévoilent les témoignages mémorables de ceux qui ont participé à cette grande réforme, comme celui de Jean Nouvel, qui deviendra l’architecte contemporain de renommée internationale que l’on connaît aujourd’hui. Alors, « Sois jeune et tais-toi » ? Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’en 68, l’architecture n’est pas restée de marbre.
Le saviez-vous ? À la suite des revendications exprimées par les étudiants en architecture, l’École des Beaux-Arts s’est divisée en 13 unités pédagogiques autonomes, avec à leur tête des directeurs aux idées très différentes.
The 1968 revolution had also great consequences on architecture. Not only the teaching but also the profession and the discipline itself have been reinvented at this peculiar moment of French history.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
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