GIVERNY // Japonismes/ Impressionnismes

Musée des impressionnismes - Giverny
Du 30 mars au 15 juillet 2018

Du 30 mars au 15 juillet 2018 -
Musée des Impressionnismes //

  • Édouard Manet Portrait d’Émile Zola, 1868
  • Georges Seurat Le Bec du Hoc, Grandcamp, 1885
  • Claude Monet Nymphéas, 1908
  • Maurice Denis Régates à Perros-Guirec, 1892
  • Félix Vallotton La Valse, 1893
  • Édouard Vuillard, La Porte entrebâillée, 1891
  • Gustave Caillebotte, Capucines (projet de décoration), 1892
  • Katsushika Hokusai, Kanagawa-oki nami-ura. Sous la vague au large de Kanagawa, Une estampe de la suite : Fugaku sanjūrokkei. Les Trente-Six Vues du Mont Fuji, Signature de l’artiste : Hokusai aratame Iitsu hitsu
  • Paul Signac, Femme se coiffant, Opus 227 (arabesques pour une salle de toilette), 1892
  • Paul Signac, Saint-Briac. La Garde-Guérin. Opus 211, juillet 1890

 

Après tout, nous surfons tous sur les mêmes vagues, qu’elles soient faites d’eau ou d’inspiration. Les vagues sont à l’eau ce que l’art est à l’âme : des manifestations multiples provenant d’un seul et unique tout. Comparer les fameuses vagues de Katsushika Hokusai aux falaises de George Seurat ne parait donc pas si dénué de sens. L’inspiration a un aspect universel indéniable : que les fleurs proviennent d’un cerisier japonais ou d’un bosquet de capucines, elles entretiennent toutes un parfum naturel enivrant allié à une beauté éphémère qui inspire sans préoccuper des frontières. Les impressionnistes européens ont pour la plupart érigé la Nature au rang de muse suprême, point commun avec bon nombre d’artistes japonais d’antan comme contemporains. Cette rencontre franco-japonaise tend à expliquer le Japonisme non pas comme un « avatar » de l’Orientalisme, mais comme une source d’inspiration légitime à part entière et dont l’empreinte est encore palpable.