Découverte - Le web post-apocalyptique de Mike Winkelmann
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Dans une vision post-apocalyptique de notre monde, l’artiste Mike Winkelmann imagine des versions futuristes des géants du web, tels que Facebook, Netflix, Amazon ou Google.
Sa série d’illustrations, intitulée Fallen Giants, montre ces noms de la globalisation dans une posture de déchéance qui n’est pas enviable : à la mort de notre civilisation, ils sont devenus de pauvres constructions décrépies, véritables vestiges d’une époque clairement révolue et oubliée.
Tel un memento mori, l’artiste nous rappelle ainsi la futilité et la superficialité du monde contemporain et de ce qui peuple notre quotidien, à savoir les réseaux sociaux et le web. Ces œuvres font également étrangement écho à l’actualité : mardi 10 avril, Mark Zuckerberg a comparu devant le Sénat des Etats-Unis pour justifier le rôle de Facebook dans son atteinte à la vie privée de ses utilisateurs.
De belles illustrations, pour un constat bien réel qui fait frémir.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.