Quel rapport entretenons-nous avec nos lieux de vie, leur décoration et leurs ressources — culturelles — qu'ils mettent à notre portée ? Quel esprit habite ces lieux et leurs occupants ? Telles sont les questions que se posait Emmanuel Pedler dans son ouvrage L’Esprit des lieux (2016). L’environnement domestique fait effectivement partie de nos vies et nous influence plus qu’on ne le croit – l’environnement muséal aussi. À travers son exposition éponyme, le Petit Palais se dévoile par les clichés de son jeune fonds photographique, acquis ces dix dernières années. Si la photographie servait avant tout de document d’archives dans cette institution, elle acquiert en 2006 le statut d’objet de collection, qui lui permet désormais de se montrer : l’exposition “Dans l’atelier” de 2016 en est témoin.
Cette fois ce sont les œuvres de sept photographes contemporains qui nous proposent une nouvelle vision de ce lieu d’exception. Parmi eux, Vasco Ascolini, Stéphane Couturier, FLORE ou Hélène Langlois partagent l’intimité des mutations du musée – les transformations de son esprit. Un esprit « flexible et soumis, à l’occasion » disait Francis Bacon – un lieu qui se révèle, en tout cas, dans cette exposition.
With the works of seven contemporary photographers, the Petit Palais reveals its environment, its “spirit” and its mutations.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
En juin 1936, dans les semaines qui suivent la victoire du Front populaire, le gouvernement Léon Blum accorde aux ouvriers français leurs deux premières semaines
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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