Des événements de Mai 68, on en connaît bien les affiches, les slogans et les pavés. Mais les nombreux clichés de cette période mouvementée révèlent aussi les tendances, de mode, de mondanités et de figures de proues qui marquent alors toute une génération. L’exposition de la Galerie Hegoa met à l’honneur ces photographes engagés dans les changements de Mai 68 : Claude Azoulay, Jean-Claude Deutsch, Michel Giniès, Peter Knapp, Bernard Perrine et Paul Raynal.
S’ils sont tous photographes, tous ne mènent pas la même carrière. Cependant en Mai 68, une certaine cohésion se produit entre ces différents artistes. Claude Azoulay présente des clichés de rue et des spectacles parisiens tandis que Jean-Claude Deutsch immortalise les icônes de l’époque, d’André Malraux à Brigitte Bardot et que Bernard Perrine capture les nombreuses manifestations qui s'organisent alors. Quant à Peter Knapp, il saisit avec son objectif les modèles du magazine Elle et capte la mode du « Flower Power » initiée par Mai 68.
Une sélection éclectique qui permet de saisir dans son ensemble, l’atmosphère générale d’une époque révolue mais qui a largement laissé son empreinte sur la société.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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