Loo & Lou Gallery - Haut Marais Du 26 avril au 9 juin 2018
Du 26 avril au 9 juin 2018 - Loo & Lou Gallery //
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Ce n’est pas une mais bien deux expositions qui habitent la Loo & Lou Gallery ce printemps. Si la Galerie est occupée par l’accrochage « Territoire Unique », peintures abstraites de Christophe Miralles ; l’Atelier abrite les jolies installations de papier de Flo Arnold, appelées « Vertige du Monde ».
Si les deux expositions sont bien indépendantes, on peut cependant déceler des similitudes – métaphoriques – entre le travail des deux artistes, notamment sur l’importance des formes. Chez Miralles, c’est la forme humaine qui compte et son évolution au fil des années, du fœtus à sa forme finale. Dans sa série « Territoire Unique », l’humanité y est représentée dans sa globalité, excluant toute différence entre les hommes et incluant une notion de tolérance.
Les œuvres de Flo Arnold, quant à elles, nous rappellent plutôt que le monde est un vaste terrain qui ne connaît pas de limite et que l’on doit considérer comme soutien dans notre recherche de paix intérieure. Réalisées en papier hydrofuge blanc, les installations sont fragiles mais semblent, de par leur position de lévitation, inatteignables.
Ces deux artistes partagés entre le Maroc et la France subliment ainsi grâce à leur art, les pensées philosophiques quant à une humanité unique, une coexistence et une origine commune : celle qui réside en chacun de nous et avec laquelle nous devons renouer contact, urgemment.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
Du 24 mars au 23 août 2026 Institut du Monde Arabe
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
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