Jusqu’au 16 septembre 2018, la ville de Bruges se trouve habitée par d’étranges installations contemporaines. Au détour d’une rue, d’une place ou d’un pont, la création artistique est partout, à l’occasion de sa Triennale.
Dans cette cité encerclée par l’eau, l’élément liquide, le rayonnement culturel et économique ne s’est pas fait attendre. Dès le XIVe siècle, elle tient une place importante au cœur de l’Europe. Cette métaphore de la ville liquide est aujourd’hui interprétée par les artistes contemporains invités. Au total, ce sont 15 œuvres qui ont été créées afin de nous remémorer aussi le passé de cette ville qui fut à son apogée à l’époque des primitifs flamands et l’empreinte que ces derniers ont laissé dans l’histoire de l’art collective. « Face à un avenir imprévisible », les installations de la Triennale « offrent un port d’attache en ces temps incertains » avec les artistes Renaissants et renouent avec cette tradition artistique. Tels des Jan van Eyck actuels, ces contemporains ramènent l’art au cœur de la ville, au plus proche de ses habitants ou de ses visiteurs.
On se promène avec délectation dans cette ville à l’âme résolument hanté par l’art, en suivant le parcours, ou non :
Ville de Bruges Jusqu'au 16 septembre 2018 Tlj de 12h à 18h Entrée libre
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Une traversée dans laquelle films, vidéos, dessins et peintures se fondent en un même paysage mental, saturé d’images numériques et de dialogues en boucle.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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