Jusqu’au 16 septembre 2018, la ville de Bruges se trouve habitée par d’étranges installations contemporaines. Au détour d’une rue, d’une place ou d’un pont, la création artistique est partout, à l’occasion de sa Triennale.
Dans cette cité encerclée par l’eau, l’élément liquide, le rayonnement culturel et économique ne s’est pas fait attendre. Dès le XIVe siècle, elle tient une place importante au cœur de l’Europe. Cette métaphore de la ville liquide est aujourd’hui interprétée par les artistes contemporains invités. Au total, ce sont 15 œuvres qui ont été créées afin de nous remémorer aussi le passé de cette ville qui fut à son apogée à l’époque des primitifs flamands et l’empreinte que ces derniers ont laissé dans l’histoire de l’art collective. « Face à un avenir imprévisible », les installations de la Triennale « offrent un port d’attache en ces temps incertains » avec les artistes Renaissants et renouent avec cette tradition artistique. Tels des Jan van Eyck actuels, ces contemporains ramènent l’art au cœur de la ville, au plus proche de ses habitants ou de ses visiteurs.
On se promène avec délectation dans cette ville à l’âme résolument hanté par l’art, en suivant le parcours, ou non :
Ville de Bruges Jusqu'au 16 septembre 2018 Tlj de 12h à 18h Entrée libre
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Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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