Artiste nomade, Louis-Cyprien Rials a parcouru de nombreuses régions comme le Moyen-Orient, les pays non reconnus et les zones radioactives ou interdites, qu’il considère comme des « parcs naturels involontaires » afin de se confronter à la réalité du monde. De ces expériences, il en livre une image silencieuse, presque mystique à travers la vidéo et la photographie. Ce n’est pas par hasard s’il est le lauréat du prix SAM pour l’art contemporain 2017 qui permet aux artistes de voyager à travers le monde et de concrétiser un projet en dehors de leur périmètre culturel habituel. Il présente au Palais de Tokyo l’aboutissement de son travail qu’il a réalisé au Ouganda. Il s’agit d’un film adapté de Rashomon de 1950 du célèbre réalisateur japonais Akira Kurosawa et d’un ensemble d’objets qu’il a réalisé avec Ramon Film Production. Dans son film, il mêle des références cinématographiques et culturelles, tout en laissant entrevoir la réalité des ghettos ougandais et en racontant, à travers une fiction, que les points de vue et les vérités peuvent être multiples, pour un résultat saisissant et bouleversant.
Louis-Cyprien Rials shows his own vision of an unknown world through a film and a series of objects made in Uganda that he presents at the Palais de Tokyo.
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En juin 1936, dans les semaines qui suivent la victoire du Front populaire, le gouvernement Léon Blum accorde aux ouvriers français leurs deux premières semaines
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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