Thomas Jorion

Galerie Esther Woerdehoff
Du 7 février au 6 avril 2019

Galerie  Esther Woerdehoff -
Jusqu'au 6 avril 2019 //

  • Thomas Jorion, Fulmine, Italie, 2018
  • Thomas Jorion Pappagallo
  • Thomas Jorion, Pensile, Italie, 2017
  • Thomas Jorion, Aquilotto
  • Thomas Jorion, Cedri
  • Thomas Jorion, Fondali
  • Thomas Jorion, Ghepardi
  • Thomas Jorion, Salita
  • Thomas Jorion, Scelta
  • Thomas Jorion, Serpentino
  • Thomas-Jorion, Sognare

 

Après Vestiges d’empire, où il photographiait les ruines de l’empire colonial, Thomas Jorion a choisi de s’intéresser aux mystérieux écrins architecturaux en parcourant l’Italie du nord au sud. Ce photographe parisien ne cesse d’explorer ces lieux d’abandons, à la fois solitaires et intemporels, en capturant leur lumière naturelle pour en mesurer le faste. Palais, jardins, masserias, villégiatures estivales, ces
lieux inhabités ont peu à peu laissé la nature reprendre ses droits. Les persiennes closes d’une salle de bal laissent danser la poussière dans les derniers rayons du soleil, une chambre aux fresques défraichies où les nymphes antiques nous toisent vous accompagne dans une odeur de fougères et de bois vieillissant... La végétation prend racine et confère aux vestiges un caractère plus sauvage, habité de façon presque spirituelle. Plongez dans l’Italie d’un autre temps, à travers une expérience méditative face à ces riches demeures du XVIIIe et XIXe siècle, qui traversent les époques et gardent la trace d’un passé à présent déserté. Thomas Jorion nous questionne sur notre rapport au temps et à la vie en faisant de nous les témoins (ou les auteurs) d’un passé abandonné. Ces lieux désormais figés par la photographie incarnent les vanités des temps modernes, à l’instar des memento mori, qui rappellent la fragilité de l’existence humaine. Une exposition-révélation qui mêle les époques et suspend le temps, nous invitant tout en douceur à méditer sur notre place dans un univers qui nous transcende.