C’est une exposition de rêve que nous propose, encore une fois, la galerie Hegoa. Tout en douceur et en poésie, deux artistes, l’une française, l’autre née en Russie, nous emmènent dans leur imaginaire coloré et insolite. Comme Alice au pays des merveilles traversant le miroir, les deux femmes capturent des instants uniques, à la force de leur imaginaire. Jeux de lumière, de reflets, de perspective et de couleur : tandis que les fleurs d’Anna Shumanskaia deviennent de belles et étranges natures mortes, les modèles féminins de Laetitia Lesaffre semblent flotter dans l’air. Le flou artistique avec lequel joue la photographe et plasticienne donne encore plus de sens à la notion d’intimité, qui est explorée à travers ces portraits de nus féminins purs et doux. Le grain de l’image, qui rappelle la texture granuleuse du sable (ou la surface de l’eau et ses ondulations), ainsi que les couleurs froides, nous attirent tantôt vers le songe, tantôt vers la réalité. Les deux femmes réussissent ainsi avec brio à donner une nouvelle vie et un nouveau souffle à leurs sujets, femmes et fleurs aux poses inattendues.
Laetitia Lesaffre and Anna Shumanskaia are two artists who brilliantly play with reflections. Discover their delicate and poetic works of art !
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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