Félix Fénéon. Les arts lointains

Musée du quai Branly - Jacques Chirac
Du 28 mai au 29 septembre 2019

 

6

Félix Fénéon est un collectionneur engagé qui a révolutionné la place des arts dits « lointains » au sein des musées. En raison de sa collection très avant-gardiste des années 30, le marchand d’art fait éclore de nouveaux talents venus de contrées lointaines. Auteur en 1920 du vibrant plaidoyer « Seront-ils admis au Louvre ? », il interroge le statut de ces arts venus d’ailleurs, dans un article qui deviendra l’un des textes fondateurs du musée du quai Branly – soixante-dix ans avant le manifeste de Jacques Kerchache pour que « Les chefs-d’œuvre du monde entier naissent libres et égaux ». Félix Fénéon a une prise de position très forte qui va révolutionner la critique d’art dont il fait partie, à l’image de sa personnalité anarchiste. Un engagement qui va de pair avec sa collection personnelle extraordinaire, où figure auprès des toiles de ses amis Seurat, Vuillard, Toulouse-Lautrec, Braque, Matisse ou Modigliani, l’un des plus importants ensembles d’arts d’Afrique et d’Océanie de son époque présentés pour la première fois au musée du Quai Branly.

Félix Fénéon is a committed art collector who has revolutionized the place of « distant arts » within museums.


Vous aimerez aussi…

Vue de l'exposition de la Collection Al Thani à l'Hôtel de la Marine (40)
  • Incontournable
  • Ethnique

Les trésors de la Collection Al Thani exposés à l'Hôtel de la Marine

Collection Al-Thani à l'Hôtel de la Marine
Jusqu'au 1er janvier 2038

L’Hôtel de la Marine aurait-il réussi à réunir pour son ouverture au public l’un des plus grands trésors jamais exposés à Paris ? Incontestablement oui. Servis par une scénographie absolument grandiose, les plus beaux joyaux de la Collection Al Thani s’invitent dans ce lieu chargé d’Histoire.

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

Larry Poons, Untitled (025C-5), 2025 © Larry Poons, Courtesy of the Artist and Almine Rech, Photo - Dan Bradica
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Larry Poons, L’indocile abstraction, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».