Du 16 mai au 21 juillet 2019 - MABA - Fondation des Artistes //
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FIGURE DU MONTPARNASSE DES ANNÉES FOLLES
Marie Vassilieff fut une artiste russe centrale du Montparnasse de la première moitié du XXe siècle. Véritable caméléon, son travail d’artiste plastique s’est accompagné – en raison de son charisme extraordinaire - d’un rôle de médiatrice entre artistes, intellectuel.le.s et critiques du Paris artistique des années 1910-1930. Le titre de l’exposition est un clin d’œil à l’ouvrage de Billy Klüver intitulé A Day with Picasso, dans lequel il retrace le parcours d’une après-midi avec Pablo Picasso dans les rues de Montparnasse, en compagnie notamment de Marie Vassilieff. Cependant dans ce parcours, il s’agit de se décentrer de la figure du grand maître espagnol, pour rendre hommage à celle de Marie Vassilieff, presque située hors-champ de l’histoire de l’art classique. Sa vie et son œuvre se confondent, dans un décloisonnement permanent entre son atelier, tantôt transformé en académie, tantôt en cantine, et entre beaux-arts et arts appliqués puisqu’elle traite avec le même soin son travail pictural et sa fabrication de décors de théâtre ou de poupées. C’est sur cette artiste rassembleuse, à l’art méconnu qu’est aujourd’hui porté le regard, puisqu’une dizaine d’artistes contemporain.e.s ont été invité.e.s à dialoguer avec son œuvre, en imaginant des rencontres fictives.
Marie Vassilieff was a central Russian artist from Montparnasse in the first half of the 20th century. A dozen contemporary artists have been invited to dialogue with her work.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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