Remarquable parmi tous, son style joue avec la lumière et « oblige les ombres à ne pas grimacer » disait Jacques Guenne. Photographe professionnelle inscrite dans le mouvement surréaliste, Dora Maar jouit d’une incontestable reconnaissance, alors même que certains aspects cruciaux de sa pratique artistique restent encore méconnus. C’est la première fois qu’un musée national offre une présentation d’envergure du travail de l’artiste, trop souvent associée à son rôle de modèle et sa relation conjugale avec Pablo Picasso… Après la muse, voici l’artiste dans un rôle qu’elle porte avec ambition. De ses premières commandes de mode en passant par ses engagements sociaux et politiques dont témoignent ses photographies de rue, jusqu’à sa participation au mouvement surréaliste et sa redécouverte de la peinture, son dévouement artistique rappelle cette génération de femmes qui s’émancipent professionnellement dans les années 1930. Elle ouvre son studio photographique en 1931 et publie dans une vingtaine de périodiques puis intègre les surréalistes aux cotés de Man Ray. Elle rencontre par la suite Picasso et participera à l’élaboration de Guernica, en photographiant les différentes étapes du processus de création. Alors, n’attendez plus pour découvrir le parcours de cette intellectuelle parisienne libre grâce à près de 500 œuvres et documents fascinants !
This is the first large-scale presentation of the work of artist Dora Maar, too often associated with her relationship with Picasso.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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