Fondation Henri Cartier-Bresson Du 18 juin au 29 septembre 2019
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L'ESSENCE DU VISIBLE
L’écrivain américain du XXe siècle Wright Morris s’est également essayé à la photographie, cherchant à capturer « l’essence du visible ». La photographie aide l’écrivain à saisir ce qu’il tentait jusque-là de « capturer avec des mots ». C’est ainsi qu’il a écrit des «.photo-textes.» dans lesquels les mots de fiction se combinent aux images. Tandis que ses fictions se centrent souvent sur des personnages flamboyants, ses photographies ne montrent quasiment jamais personne, ce qui ne les empêche pas de mettre en évidence la vie avec des objets tels que des chaises, des miroirs, des voitures ou même des architectures de bois. C’est ainsi qu’il rend visible l’invisible.
Wright Morris was a renowned writer and affective photographer. Pairing photographs with his own writing, Morris pioneered a new tradition of “photo-texts”.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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