Actu - Les œuvres d'art passent-elles la douane ?

Les animaux protégés ne sont malheureusement pas les seuls menacés : les œuvres d'art sont également victimes d'un trafic scandaleux.

Restitution aux autorités pakistanaises d’un trésor archéologique

Un lionceau vivant, une centaine de rossignols du Japon, quarante tortues et autant de reptiles pourtant protégés : la douane a récupéré l'année dernière un triste butin, signe d'un trafic intense contre lequel il faut lutter. Mais ce n'est pas tout et des toiles font parfois partie des prises : les œuvres d'art et antiquités sont également concernées !

Dans les gares, aéroports et centres de tri postal, les services douaniers sont en première ligne pour lutter contre le trafic en tout genre, et ce sont parfois des joyaux culturels et historiques que la douane retrouve dans des endroits insolites.

Les plus grands noms de l'histoire de l'art n'y échappent pas et en 2015 c'est un Picasso évalué à plus de 25 millions d'euros, Tête de jeune fille, qui a été retrouvé à Bastia. Ce trésor national espagnol est aujourd'hui visible au musée de la Reina Sofia à Madrid. C'est dans la soute d'un car en Seine-et-Marne trois ans plus tard que les douaniers dénichent un Degas. Dérobé huit ans auparavant, il est aujourd'hui installé à Orsay. Les œuvres ainsi restituées profitent à tout le monde et pas par une vente aux férus d'art peu scrupuleux qui seraient prêts à acheter des biens mal acquis.

De la saisie à la restitution des œuvres, le chemin légal et administratif est long mais essentiel pour respecter la nature et l'origine de l'oeuvre. Mardi, le fruit de dix ans de saisies a été restitué à l'ambassade du Pakistan. 400 objets archéologiques vont ainsi retrouver leurs racines.


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