Calais à la Galerie de Photographies du Centre Pompidou
Centre Pompidou Du 16 octobre 2019 au 24 février 2020
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Témoigner de la jungle
Bien que plusieurs fois millénaire, la migration paraît être un phénomène marqueur de notre époque. A l’heure où l’information et le capital n’ont jamais circulé aussi librement, partout où l’homme souhaite se déplacer s’érigent barrières, murs, douanes et parfois prisons. En France un lieu-symbole émerge : Calais. Depuis 2002, des milliers d’âmes solitaires et de familles souvent brisées s’y massent dans l’espoir de joindre l’Angleterre, synonyme d’une vie meilleure. De la « jungle », on connaît l’effrayant surnom et quelques grands titres. Mais comment vit-on dans ce bidonville de la République.? Qui sont vraiment ses habitants, quelles sont leurs aspirations, leurs trajectoires ? Après son démantèlement, le déluge ? Pour atteindre l’humanité au cœur de l’histoire, au-delà des enjeux politiques, trois témoignages se croisent dans l’exposition. L’artiste Bruno Serralongue, à l’origine du projet documentaire Calais (2006-2018), propose une alternative poignante aux images de presse avec des clichés se rapprochant du tableau d’Histoire. Remettre l’art au cœur du témoignage, une manière de rendre justice à une actualité souvent déshumanisée ?
In the migrant crisis, the city of Calais became sadly infamous for its “jungle”. Different photographers and former inhabitants share their experience.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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