Fondation Henri Cartier-Bresson Du 15 octobre 2019 au 9 février 2020
Les coulisses d'une nouvelle photographie
6
25 novembre 1948, Henri Cartier-Bresson reçoit une commande du magazine Life pour faire un reportage sur les « derniers jours de Pékin » avant l’arrivée des troupes maoïstes. Initialement prévu sur deux semaines, son séjour durera finalement près d’un an, notre photographe engagé étant contraint à rester à Shanghai sous contrôle communiste pendant plusieurs mois, ne pouvant quitter la Chine que quelques jours avant la proclamation de sa République populaire, le 1er octobre 1949. Dès son retour en France, il devient une référence majeure du « nouveau » photojournalisme et du renouveau photographique en général. C’est la naissance d’un style moins événementiel, plus poétique et distancié, attentif aux personnes autant qu’aux équilibres de l’image. L’exposition regroupe plus de 150 tirages d’époque et documents d’archives, mêlant ce moment historique qu’est la chute du gouvernement du Guomindang et l’avènement d’une toute nouvelle pratique photo-journalistique. Une relecture inédite du travail d’Henri Cartier-Bresson, au travers d’un corpus exceptionnel composé de planches-contacts, légendes tapuscrites, parutions… Une exposition sensationnelle qui nous livre les coulisses d’une nouvelle photographie, aussi artistique qu’engagée, aussi esthétique qu’authentique, au sommet desquelles trône en majesté le « Gold Rush à Shanghai ».
On 25th November 1948, Henri Cartier-Bresson was commissioned by Life magazine to shoot a story on the “last days of Beijing.” This reportage series brought a new, less event-based, more poetic and detached style, attentive as much to the people as to the balance of the composition.
En juin 1936, dans les semaines qui suivent la victoire du Front populaire, le gouvernement Léon Blum accorde aux ouvriers français leurs deux premières semaines
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end