Nicolas Tarkhoff, Impressions d'un peintre russe de Paris à Orsay

Musée de l'Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie
Jusqu'au 23 août 2020

  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, Chrysanthèmes sur tapis d’Orient, 1907
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, Coq au printemps, 1920
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, Dans les bras de Maman, Vers 1905
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, La Seine, la nuit, Vers 1905
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, Les enfants à la fenêtre, 1910
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, Paysage d’hiver, Orsay, Vers 1912-1915
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Anonyme, Portrait de Nicolas Tarkhoff, vers 1895
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, La porte Saint-Martin, Vers 1902
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, La Sorbonne, place Auguste Comte, Paris, Vers 1899
  • Exposition Hôtel-Dieu de Mantes-la-Jolie, Nicolas Tarkhoff, Mi-carême, Vers 1901

 

Ses toiles évoquent tantôt Van Gogh, tantôt Monet, et pourtant son nom nous est totalement inconnu. Peintre russe installé à Paris, Nicolas Tarkhoff a pleinement participé à la vie artistique parisienne des années 1900. Le Musée de l’Hôtel-Dieu retrace la carrière de cet artiste méconnu, partagée entre Paris et Orsay, dans la vallée de Chevreuse, à travers une exposition riche de plus de soixante œuvres.

Après avoir été recalé à l’entrée de l’Ecole de peinture, sculpture et architecture de Moscou à cause de son tempérament jugé trop révolutionnaire, Nicolas Tarkhoff intègre l’atelier du peintre impressionniste Constantin Alexeïevitch Korovine. Malgré le succès de ses premières expositions, il s’affranchit du cercle moscovite en 1898 et part s’installer à Paris, attiré par l’effervescence artistique.

Là-bas, il se fait peu à peu une place, séduit les critiques d’art, dont le poète Apollinaire, et participe à de nombreuses manifestations collectives. Ambroise Vollard, fervent soutien de Cézanne, Renoir, Picasso, Matisse et Van Dongen, lui consacre même une exposition en mai 1906. Tantôt impressionniste, divisionniste, synthétique, pointilliste et fauve, Nicolas Tarkhoff expérimente tous les styles, se confrontant aussi bien aux genres du portrait et du paysage qu’à celui de la nature morte.

Tombé sous le charme des paysages franciliens, il s’installe à Orsay en 1911, où il se plaît à retranscrire les teintes de la nature au fil des saisons. Il meurt en 1930, sans un sou, loin des cercles artistiques parisiens. Un siècle plus tard, ses œuvres colorées – paysages bretons, scènes d’intimité familiale, natures mortes – ont conservé toute leur fraîcheur.

Le Saviez-vous ?

Tarkhoff a exposé dans les plus grands salons à Paris, Bruxelles, Berlin, Venise, Rome et New-York, obtenant du succès auprès des critiques et des collectionneurs. Son installation à Orsay en 1911 marque l’inéluctable déclin de sa carrière. Malgré la rétrospective que lui consacre le Salon d’automne l’année de sa mort, l’artiste s’apprête à tomber dans l’oubli.

Rediscover Nicolas Tarkhoff, a famous Russian impressionnist painter from the early 20th century whose work has been forgotten.


Expo suivante