Sebastião Salgado est sous le choc lorsque, au début des années 1980, il découvre la mine d’or de Serra Pelada au Brésil. Quelque chose d’infernal et d’irréel se dégage de ces 52 000 hommes entassés, le corps couleur ocre à cause de la terre qu’ils prélèvent, travaillant dans un trou de 200 mètres de profondeur pour en extraire de l’or.
Pendant 35 jours, son objectif saisit le quotidien de ces hommes pliant sous des sacs écrasants ou dévalant des pentes boueuses, dont les journées sont rythmées par les bagarres, maladies, chutes et glissements de terrains. Le photographe ne le sait pas encore, mais il vient de réaliser l’une des séries les plus emblématiques de sa carrière.
Trente ans après, Salgado s’est replongé dans ses archives, mettant au jour des tirages jusqu’alors inédits. La Galerie Polka nous fait redécouvrir cette série spectaculaire à travers trente clichés en noir et blanc bouleversants d’humanité.
Le saviez-vous ?
Avant de devenir photographe, Sebastião Salgado a fait des études d’économie au Brésil et aux Etats-Unis et a travaillé pour l’Organisation Internationale du Café (OIC). Ce sont ses missions à l’étranger qui lui donnèrent le goût du voyage et de la photographie.
Sebastião Salgado’s most famous serie is exhibited at the Galerie Polka with never-seen before pictures. An extraordinary bacl and white trip through a Brazilian gold mine !
Galerie Polka
Jusqu’au 14 mars 2020
12 rue Saint-Gilles, 75003 - M° Saint-Paul (1) - Du mar. au sam. 11h-19h - Entrée libre
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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