L'exposition Guerre et Paix à la Fondation Bodmer

Fondation Martin Bodmer
Jusqu'au 1er mars 2020

L'exposition Guerre et Paix, une page de réflexion à travers le prisme des plus grands écrits de l'Histoire

La Fondation Martin Bodmer nous propose une exposition passionnante autour d’un sujet éminemment lié à nos contradictions humaines, « guerre et paix », deux opposés qui ne peuvent pourtant pas exister l’un sans l’autre, et ce depuis la Nuit des Temps. L’Humanité n’a jamais cessé d’être prise en tenaille entre son irrépressible désir de conquête et son profond besoin de paix. Deux sentiments qui cohabitent dans nos écrits immémoriaux, à commencer par les textes saints, de la Bible, de la Thora ou du Coran. Trois grands livres qui nous accueillent ici, nous interrogeant sur la place des religions dans les conflits ou la question du pardon face aux atrocités de la guerre.  L’entrée de l’exposition, ils sont ouverts aux passages légitimant la bataille, la guerre sainte ; à la sortie, ces mêmes ouvrages seront ouverts aux pages incitant à la paix. La question se pose : comment faire cohabiter la nature guerrière des individus et leur aspiration à vivre dans un monde pacifique ? Entre rêves de gloire, propagande et stratagèmes en tous genres, la guerre fait irréductiblement partie de notre humanité. Mais d’où viennent les guerres ? Comment passe t-on du chaos à la paix ? La Fondation Bodmer nous propose une impressionnante réflexion sur ces questions existentielles, à la lumière des plus grands écrits de l’Histoire, nous démontrant qu’il s’agit d’un sujet bien moins manichéen qu’il n’y parait, bien plus complexe qu’un dilemme entre le bien et le mal. Plus que des chefs-d’œuvre, nous parcourons ici une fabuleuse histoire de l’humanité, dans tout ce qu’elle a de contradictoire, de meurtrier ou de magnifique. Nous passons d’une édition originale de Mein Kampf dédicacée par Adolf Hitler au plus vieux traité de paix connu au monde, gravé sur un clou d’argile de près de 4500 ans. On retiendra notamment les feuillets du manuscrit Guerre et Paix de Léon Tolstoï, présentés pour la première fois en dehors de Russie, ce que personne n’aurait cru possible…. Il a fallu deux années pour préparer une exposition d’une telle envergure, réunissant des documents extraordinaires dont certains prêtés par l'ONU et la Croix-Rouge. Ici guerre et paix ne nous apparaissent que comme des extrêmes d’une palette de nuances qui ne cesse de s’étendre aujourd’hui. Quelle différence entre un guerrier, un conquérant ? La guerre peut-elle une fin en soi ? Un accomplissement ? Un art même parfois ? Si l’endoctrinement se fait moins direct, les massacres plus discrets, les armes moins visibles, la religion plus pacifique, les guerres n’ont pas cessé, elles se mutent. Un calumet de la paix, la feuille manuscrite sur laquelle Napoléon, exilé à Sainte-Hélène se compare à Alexandre, l’Edit de Nantes, le télégramme original de 1933, où l'Allemagne se retire de la Conférence sur le désarmement, le traité de fin de la Guerre de Trente Ans, l'énorme parchemin décrétant la paix perpétuelle entre François Ier et la Suisse, juste après Marignan, ou un émouvant original de «L'Iliade», autant d’écrits originaux inestimables réunis ici. Tout comme Voltaire, Camus, Rousseau, Kant, Baudelaire ou les rédacteurs de la Société des Nations, prenez part à votre tour à cette réflexion en participant au mur de questions participatif de l’exposition, ici dans ce qui n’est autre que la plus belle collection privée d’écrits au monde, créée par Martin Bodmer pour justement devenir un puissant vecteur de paix.

  • San Francisco Chronicle, 6 juin 1944
  • Los Angeles Times, vol. 64, 15 août 1945
  • Burkhard Mangold
  • Charles Baudelaire
  • Connie Keelan
  • Desmond Mpilo Tutu
  • Entemena
  • Henry Dunant
  • Jean Carlu
  • La Domenica del Corriere
  • Léon Tolstoï
  • Thucydide

 

L'exposition qui retrace notre Histoire

De tout temps, l’Homme n’a cessé d’être pris en tenaille entre son irrépressible désir de conquête et son profond besoin de paix. C’est ce dialogue immémorial entre la nature guerrière des individus et leur aspiration à vivre dans un monde pacifique que propose cette fascinante exposition. Entre rêves de gloire, propagande et stratagèmes en tous genres, la guerre fait irréductiblement partie de notre humanité. Pourtant, elle est indissociable de la paix qui lui précède ou lui fait suite, quand l’Homme revenu à la raison, se dresse contre ses ravages, œuvrant à la construction d’un monde plus juste. D’où viennent les guerres ? Comment se préparent-elles ? Comment passe t-on du chaos à la paix ? La Fondation Bodmer, en partenariat avec la Croix Rouge et l’ONU, rassemble des idées provenant de la littérature, des beaux-arts, de l’anthropologie, de la philosophie ou de la psychanalyse, au travers de près de 150 objets, ouvrages, peintures, gravures, photographies dont beaucoup n’avaient jamais présentés au public. Et quelle émotion face à la confrontation d’une édition originale de Mein Kampf dédicacée par Adolf Hitler avec le plus vieux traité de paix connu au monde sur clou d’argile, vieux de près de 4500 ans. Parmi les autres trésors de l’exposition, on retiendra notamment les feuillets du manuscrit Guerre et Paix de Léon Tolstoï, présentés pour la première fois à Genève ou l’édition originale d’Un souvenir de Solferino. Et comme ce sujet sera toujours d’une brûlante actualité, vous serez invité à prendre part à votre tour au débat et à la réflexion, au travers d’une immersion troublante – en réalité virtuelle – au cœur d’une maison minée d’Irak, ou face à un mur de questions participatif, nous interrogeant sur le sens de l’Histoire, la place des religions ou de la culture dans les conflits ou la question du pardon face aux atrocités de la guerre.

Le Saviez-vous ? La Fondation Martin Bodmer est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, car elle possède la plus belle collection privée d’écrits au monde, livres rares, papyrus et manuscrits.

Humankind has continuously thought about, justified, led, glorified or prepared for war. In parallel, humanity’s efforts have continuously sought to limit war’s worst violations, condemn its desolation and conceive of or work towards a more just and peaceful world.

 

Fondation Martin Bodmer - Suisse
Jusqu’au 1 er mars 2020