* Exposition L'aventure archéologique de Napoléon III d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye

Musée d'archéologie nationale
Jusqu'au 3 janvier 2021

  • Domus tiberiana
  • Joseph Fortuné Layraud, Ruines du mont Palatin. Vue des fouilles de la maison de Livie
  • Auguste Bartholdi, Reconstitution de légionnaire romain
  • Pietro Dovizielli, Equipe de fouilles en action
  • Palatino, statua trovata allo studio Roma (vue intérieure de l’Antiquarium)
  • Palazzo de Cesari. Quartieri Tiberiani. Roma
  • Peristilio. Palazzo de Cesari. Roma
  • Portrait féminin, cheveux à la Julia Titi (diadème), découverte en 1865 dans la domus Tiberiana
  • Jean-Auguste Barre, Portrait Napoléon II
  • Edouard Flouest, Planche représentant les objets trouvés aux Laumes

 

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Dans le courant du XIXe siècle, l’archéologie se retrouve au cœur de nouveaux enjeux tant politiques que scientifiques, permettant aux États de s’approprier les cultures passées, de construire leur identité nationale et parfois de découvrir de précieux trésors...

Napoléon III, passionné d’archéologie et fasciné par Jules César, entend marcher sur les traces de l’Empereur romain en lançant une conquête inédite, celle de l’Histoire de l’Europe. Pour ce faire, l’Empereur déploie un dispositif impressionnant – mobilisant militaires, archivistes, enseignants, hommes d’Église, archéologues, historiens, photographes, cartographes – pour identifier les sites à fort potentiel et y effectuer des fouilles à très grande échelle, de la Grèce à l’Italie, de la France à l’Orient. Napoléon III met en place un protocole d’investigation rigoureux, s’appuyant sur les avancées scientifiques de l’époque, à commencer par la photographie qui permet de créer des bases d’archives inégalées.

Mais aujourd’hui, ces collections ont été dispersées, et le musée a entrepris un travail colossal de réunion de ce corpus disséminé à travers le monde pour nous faire revivre cette période de l’Histoire qui fera de l’archéologie une discipline nationale. Nous pénétrons ici dans un atelier scientifique d’archéologie de l’époque, présentant un appareil photographique, des plaques de verre, des albums de clichés, des moulages de reproduction, ainsi que des dispositifs interactifs et 3D permettant de découvrir ces trésors avec les mêmes yeux que ceux des premiers visiteurs du musée en 1867. Une immersion au cœur de ces chantiers historiques, entourés par les pièces exceptionnelles qui y furent découvertes, des clichés incroyablement bien conservés témoignant des fouilles d’Alise-Sainte-Reine, des Jardins Farnèse, de la maison de Livie, et les œuvres de Layraud, seul artiste-peintre français à avoir assisté à ces fouilles. Une fabuleuse mise en abîme d’un retour vers le passé, nous permettant de ressentir l’engouement de l’époque pour cette discipline nouvelle du Second Empire.

The exhibition sets out to retrace the history of collections that are now dispersed throughout the world. By reuniting this corpus, it seeks to tell the story of the excavations instigated by Napoleon III in the footsteps of Caesar.

Nos photos de l'exposition à découvrir

  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
  • Vue de l'exposition d'Alésia à Rome au Musée d'Archéologie Nationale
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Le saviez-vous ?
S’il est bien un musée atypique et extraordinaire, c’est le musée d’Archéologie nationale. Son écrin n’est autre que le Château historique de nos rois de France marqué par la naissance du Roi Soleil en 1638, la chapelle gothique de Saint Louis – qui n’est autre que l’original de la Sainte Chapelle –, le palais Renaissance de François Ier, le Château Neuf d’Henri IV... Puis la Cour se déplacera à Versailles en 1682, délaissant cette résidence royale qui deviendra un pénitencier militaire. Promis à un funeste destin, ce Palais des Rois sera sauvé par Napoléon III, qui décidera d’y créer le premier musée consacré entièrement à l’archéologie du territoire national, classé au titre des monuments historiques en 1863. Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc, transforma ce dédale de faux planchers et de corridors délabrés en l’un des plus grands musées d’Europe, composé de 19 salles retraçant la vie des hommes sur le territoire de la Gaule des origines à l’an 1000. André Le Nôtre dessina la terrasse de 1945 mètres de long, bordant 45 hectares de jardins, pour redonner à ce lieu sa noblesse d’autrefois.