On vous raconte : l’Histoire du Musée Soulages

 

6

C’est l’histoire d’un lieu exceptionnel que l’on vous propose de découvrir aujourd’hui. L’un des rares musées dédiés à un artiste encore vivant.

Le Musée Soulages, ce n’est pas moins de 1700 m² d’expositions permanentes qui ont été conçus pour accueillir toute la variété de l’œuvre du maître de l’Outrenoir. C’est en 2005 que commence l’épopée de la création de ce musée hors du commun avec le don de 250 œuvres et de 250 documents à la communauté d’agglomération du Grand Rodez par Pierre Soulages et de sa femme. Pourquoi Rodez ? Parce que – au-delà du fait que l’artiste y est né – c’est « ici que [ses] goûts se sont formés ». Un véritable retour aux sources donc !

La collection, riche et variée, réunit l’ensemble des pièces majeures de l’artiste. Entre autres, sont présentées 35 huiles sur toile et près de 100 peintures sur papier dont les célèbres Brous de Noix, commencés au milieu des années 40 et qui illustrent parfaitement sa vision très personnelle de l’abstraction. Et surtout, on y retrouve les œuvres de l’Outrenoir, technique inventée en 1979, qui lui permet d’obtenir des nuances de gris à partir de la brillance perceptible dans le relief de la peinture. De cette ombre surgit la lumière et de multiples contrastes qui apparaissent au gré de nos déplacements. Des œuvres bien loin des monochromes traditionnels !

 

7

Dans l’une des autres salles du musée, on peut aussi admirer les cartons préparatoires des vitraux de Conques réalisés par Soulages. Lui qui ne voulait pourtant pas faire de vitraux, c’est son attachement à ce monument de l’art roman qui le convaincra de concevoir les 104 vitraux de l’abbatiale. Il explique : « C’est un lieu que je connais depuis l’enfance. C’est à Conques que j’ai éprouvé mes premières émotions artistiques ».

Depuis son inauguration en 2014, le musée est devenu sans conteste un incontournable de notre patrimoine français, tant pour son architecture extérieure que son incroyable collection.


Vous aimerez aussi…

unnamed (1) (2)
  • Contemporain
  • Découverte

Y a le Renaud et le Ren'art

Maison Elsa Triolet-Aragon
Du 1er au 31 mai 2026

Cinquante ans de carrière, et Renaud s'invite chez le poète. Dans la maison qu'Aragon et Elsa Triolet ont habitée jusqu'à la fin, une trentaine d'artistes

DG-2024_2024-3-6
  • Incontournable

Le verre, au-delà de la matière au Musée Ariana

MUSÉE ARIANA
Du 24 avril 2026 au 3 janvier 2027

Au Musée Ariana, 40 ans de recherche sur le verre : Soulages, Othoniel, Pesce et les coulisses inédites d'un laboratoire qui réinvente la matière.

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.