* Exposition Bye Bye Future du Musée Royal de Mariemont

Musée Royal de Mariemont, Belgique
Jusqu'au 25 octobre 2020

 

9

Voyager dans le temps n’est plus seulement un rêve, c’est désormais un art. C’est en tous cas le pari ambitieux du Musée royal de Mariemont qui nous plonge dans un futur qui n’est plus ou qui n’a jamais été. Car de tous temps, les artistes se sont épris de voyages dans l’espace ou le temps. A quoi ressemblera le monde de demain ?

A quoi ressemblaient les rêves d’avenir des artistes du XIXe siècle ? Un monde fantastique et merveilleux peuplé de créatures improbables, un univers libéré des mythologies religieuses traditionnelles, balayées par l’avènement de nouvelles technologies démiurges. Un coup de baguette magique suffirait-il à voir dans l’avenir ? Si les contes d’autrefois nous plongent indéfectiblement dans un passé sans âge, ces récits modernes dessinent un monde nouveau, aussi fascinant qu’effrayant.

L’exposition nous propose d’explorer ces fictions et productions artistiques qui ont tenté de matérialiser cette quête inassouvissable de connaître l’avenir, dans une société en proie aux bouleversements technologiques. Un monde qui va toujours plus vite, imprévisible ou presque, dans lequel on se surprend à rêver d’un échange humanisé avec les robots, de villes volantes ou autres visions plus ou moins hallucinées.

Se crée alors un phénomène artistique inédit, la nostalgie d’un futur non advenu, aussi bien dans les ouvrages de littérature, dans les arts visuels, la mode, le design ou le cinéma. Car nos artistes pulvérisent les frontières physiques, mentales ou temporelles. Rétrofuturisme, cyberpunk ou steampunk… ces visions de futurs alternatifs réécrivent l’histoire, opérant des recadrages qui peuvent porter à la fois la nostalgie d’un passé « idéalisé », les hantises d’un présent ou traduire les peurs à propos de la société de demain.

Sciences et arts opèrent ici un rapprochement troublant, définissant une imagerie du futur, qui ne cesse d’être remodelée au fil du temps, chahutée par les transformations de nos sociétés, de l’industrialisation du XIXe siècle à l’arrivée d’internet, de l’élan d’Après-Guerre à l’intelligence artificielle. Plus encore, dans un monde où la pensée se veut globale, les visions d’avenir le sont-elles aussi ? Qu’en est-il de nos singularités artistiques et culturelles ? Cette exposition est une incroyable boule de cristal d’hier et de demain, nous immergeant magnifiquement dans les milliers de futurs que l’on ne connaîtra jamais.

Le Saviez-vous ? 

Lors de votre visite, prévoyez quelques heures pour vous promener dans le magnifique parc de Mariemont, l’un des plus beaux de Belgique. Plus de 45 hectares agencés sur le modèle des jardins anglais de l’époque, dans une alternance subtile de pelouses, d’étangs et de massifs végétaux, des chemins sinueux et vallonnés, des arbres pluri-centenaires parmi les plus grands du pays. Une promenade bucolique immanquable.

Enter a futuristic world that might never have occured. Be immersed in a world of art, science, magic and metaphor through a collection of classic works of art and digital installations. Bye, Bye, Future !

Musée Royal de Mariemont, Belgique
Jusqu'au 25 octobre 2020
Parc de Mariemont, 7140 Morlanwezlz


Vous aimerez aussi…

Alain Fleischer, L'Apparition du monstre, film, 2017 (1)
  • Contemporain
  • Gratuit

Nos images de Morphogenèse : L'exposition gratuite qui rouvre le Théâtre Nanterre-Amandiers

Du 15 janvier au 22 février 2026
Théâtre Nanterre-Amandiers

Pour sa saison d’inauguration, le Théâtre Nanterre-Amandiers voit les choses en grand en donnant carte blanche au Fresnoy.

zGwPtmzw
  • Gratuit
  • Contemporain

Susanna Inglada, le dessin debout au Drawing Lab

Du 13 février au 10 mai 2026
Drawing Lab

Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.

  • Contemporain
  • Gratuit

Emily Mason, et si on libérait l'abstraction ?

Du 10 janvier au 14 mars 2026
Galerie Almine Rech

L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.

Photo : Marcel Imsand
  • En amoureux
  • Incontournable

Dis, quand reviendras-tu ? Barbara et son public

Du 27 janvier au 5 avril 2026
BnF - Site François Mitterrand

C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.