* Exposition Territoire tranquille de Francesca Piqueras à la Galerie de l'Europe
Galerie de l'Europe Jusqu'au 6 septembre 2020
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Totems industriels
Quand on pense à la beauté maritime, ce ne sont pas les structures industrielles de type plateformes pétrolières qui nous viennent à l’esprit en premier ! C’est pourtant à elles que Francesca Piqueras a consacré sa dernière série photographique, exposée à la Galerie de l’Europe.
La photographe a promené son objectif sur un chantier de maintenance de plateformes pétrolières, sur les anciennes cibles d’entrainement des bombardiers de la Royal Air Force ainsi que sur des vestiges de la barrière anti sous-marins édifiée pendant la Seconde Guerre mondiale entre l’Île de Cramon et le rivage écossais.
Ses clichés nous révèlent des structures de béton et d’acier qui, bien qu’emblématiques de l’ère industrielle, semblent tout droit sorties du fin fond des âges. L’exposition nous plonge dans les temples à ciel ouvert de la modernité, à la rencontre de plateformes ressemblant à des totems, d’enfilades de pyramides faisant écho aux alignements de Sphinx de Louxor ou encore de cibles faisant penser au monument mégalithique de Stonehenge. Des éléments qui prolongent, de manière symbolique, le mur que fit ériger Hadrien pour isoler de l’Empire Romain l’antique Calédonie.
Francesca Piqueras’ pictures reveal maritime industrial structures as modern totems dedicated to progress.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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