* Exposition JonOne, Infinity à la galerie Rabouan Moussion
Galerie Rabouan Moussion Jusqu'au 31 juillet 2020
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Le New-York des années 70, l’ascension du hip-hop, l’effervescence des rues new-yorkaises, le métro et la mouvance de ses rames. Tel est le décor dans lequel l’artiste a fait ses premiers pas, tant dans sa vie d’homme que dans sa vie d’artiste. Enfant de Harlem, il débute sur les murs de son quartier dès son plus jeune âge. La vitesse et les mouvements des rames de métro l’inspirent, c’est alors qu’il s’éloigne de la sphère classique du graffiti afin de se tourner vers l’abstraction.
Durant les années 80, lors de son arrivée à Paris, l’artiste s’émancipe, il déstructure son art et passe du support urbain à la toile. Projections de couleurs, lettrages, mouvements, JonOne se réinvente totalement, et personnalise son art au travers d’influences modernistes. L’exposition présente et illustre ce changement radical considéré comme un tournant dans la vie de l’artiste. On y croise des peintures graffiti construites à partir d’une palette riche et vive où nuances et contrastes s’entrechoquent. Chacune des toiles incarne une improvisation abstraite percutante, une réinterprétation du vandalisme maîtrisée dont la brillance et le mouvement nous laissent perplexes et éblouis.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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